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12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 15:54


Le soir de la fête arriva enfin, alors qu’elle se préparait Liz avait le cœur qui battait si fort qu’elle avait l’impression qu’il allait s’arrêter de battre. Elle avait le trac, pourtant il n’y avait pas de raison car depuis leur rencontre Joy était devenue moins froide, Simon ne cessait d’être charmant et un peu dragueur mais, cela l’amusait et elle ne le prenait pas au sérieux.

Largo restait égal à lui-même il la traitait avec douceur et gentillesse comme il l’avait fait la première fois, il prenait son rôle de grand frère très sérieusement mais, celui qui l’intriguait le plus était Giorgi Kerensky. Il restait sur sa réserve sans être froid ou distant, elle avait croisé son regard plusieurs fois et son cœur semblait à ce moment s’arrêter de battre , elle avait donc posé des questions sans paraître trop présente à Joy mais, aussi à Simon  et Largo mais, aucun des trois ne semblait en savoir plus que ce qu’il avait bien voulu leur dire, ancien agent du KGB reconvertit en informaticien et intégré à la sécurité du groupe et de Largo pourtant rien sur sa vie sentimentale excepter une ancienne conquête qu’ils avaient rencontrés lors d’un de leurs affrontements il y a quelque temps. Entendant frapper elle chassa ces préoccupations de son esprit et permis à l’intrus d’entrer. C’était son frère ; ce mot était si doux à ces oreilles, elle qui avait été si seule.

- Tu es splendide sœurette.

- Merci, toi aussi grand frère.

Il sourit d’un sourire très tendre comme à chaque fois qu’elle l’appelait grand frère, lui tendant son bras il lui demandait en la regardant.

- Prête à entrer dans l’arène ?

- Très anxieuse… pire que lors de mes… expo…

- Ne t’inquiète de rien et fais moi confiance, je te tiendrais la main toute la soirée.

- Ah oui ! Alors je sens qu’il me faudra un garde du corps car toutes les femmes seront vertes de jalousie.

Il éclata de rire et elle aussi ce qui réussit à la détendre un peu avant de bras dessus bras dessous rejoindre Simon et Joy qui les attendait pour rejoindre la soirée où tout le monde en plus du conseil et quelques photographes et journalistes n’attendait plus qu’eux.



** Chapitre 4 **

 

Lorsque Largo arriva, Elisabeth à son bras suivit de Joy et Simon tout les regards se tournèrent vers eux et Largo eut un sourire charmeur et amusé de les voir tous les fixés en se posant mille questions sur la jeune femme qu’il avait à son bras, et la sentant anxieuse il lui adressa un sourire qu’elle lui rendit un peu crispée avant qu’il ne parle.

- Bonsoir et merci d’avoir répondu à mon invitation, d’ailleurs je sais que vous mourrez d’impatience de savoir qui est cette sublime jeune femme à mon bras et vous savez que j’adore vous faire languir.

Tout le monde se mit à rire avant que Largo ne reprenne la parole.

- Laissez moi vous présenter Elisabeth Anne Dumond Winch mais,  ce n’est pas ma femme simplement ma sœur que je viens de retrouver.

Un murmure de stupeur parcouru la salle avant que des applaudissements et les flaches ne crépite et que les membres du conseil ne vienne saluer la jeune femme, Michel Cardignac se montra particulièrement galant surprenant Largo et ces amis en l’invitant le premier à danser mais, la jeune femme déclina l’offre en disant.

- Peut-être un peu plus tard, j’ai promis la première danse à mon frère.

Largo aussitôt lui tendit son bras et ils rejoignirent la piste de danse où il lui murmura.

- Les affaires vont devenir plus amusantes avec toi, j’ai l’impression que Cardignac tes tomber sous ton charme. 

- Merci… je suis un peu trop nerveuse mais, je n’avais pas réellement envie de me retrouver dans les bras de ton collaborateur.

- Il s’en remettra ne t’inquiète pas, je vais rester à tes côtés durant toute la soirée.

- Merci… au faite où… Elle hésita avant de finir par lui demander. Où est monsieur Kerensky ?

- C’est vrai que je ne l’ai pas vu, pourtant je croyais l’avoir entendu marmonner qu’il passerait. Pourquoi ?

- Comme ça. Répondit-elle désinvolte puis, elle lui sourit et changea de sujet.

La soirée était relativement calme mais, la jeune femme finit par réussir à s’éclipser en prenant soin que personne ne la suive pour se rendre au Bunker où elle frappa à la porte qui s’ouvrit aussitôt sur Giorgi qui la détailla des yeux un instant avant de la laisser entrer.

- Merci… je… je venais voir si vous ne vouliez pas vous joindre à nous… Largo m’a dit que vous…

Elle bafouillait et cela ne lui plaisait pas du tout alors elle regarda les écrans de surveillance tout en sentant le regard de Kerensky qui ne la quittait pas.

- Vous pouvez tout surveiller d’ici ? Largo m’a dit que vous étiez un expert dans tout ce qui touchait à l’informatique.

Il hocha la tête sans dire un mot en reprenant sa place devant son ordinateur tout en lui indiquant un siège où elle prit place avant de lui demander.

- Peut-être sans que cela ne vous dérange pourriez vous m’apprendre à me servir d’un ordinateur, j’ai toujours voulu m’inscrire à des cours mais, je n’ai pas eu le temps… vous n’êtes pas obligé, je ne voudrais pas abuser de votre temps ou vous contraindre…

Il l’interrompit d’un ton bref.

- Cela ne me dérange pas, la plus part du temps je travaille ici alors passez quant vous voudrez et je verrais ce que je peux faire.

- On m’a toujours dit que j’apprenais très vite… bon et bien je vais… vous laisser, à moins que vous ne décidiez de vous joindre à nous monsieur Kerensky.

- Appelé moi Kerensky ça suffira et j’ai encore quelque truc à faire, en plus je n’aime pas cette foule.

- Bien, merci et excusez moi de vous… vous avoir interrompu.

Elle se leva et il en fit autant pour la raccompagner à la porte, c’est alors que la jeune femme trébucha et se retrouva les bras de Giorgi le cœur battant à se rompre alors qu’elle posait les deux mains sur sa poitrine pour retrouver son équilibre et rouge de confusion en le remerciant  en bafouillant.

- Mer… merci je suis…

- Cesser de vous excuser, vous ne me dérangez pas. L’interrompit-il d’un ton neutre, en plongeant son regard bleu gris dans les yeux de la jeune femme.

Celle-ci sentit une douce chaleur parcourir tout son corps électrisé par la proximité et les mains de Giorgi autour de sa taille, la jeune femme avait la gorge nouée et s’interdisait de passer sa langue sur ces lèvres sèches mais, avant qu’elle ne face quoi que se soit et comme au ralentit, les lèvres de Giorgi avaient frôlées les siennes.

Elle ferma les yeux pour s’abandonner à ce doux baiser; son cœur battait à tout rompre mais, la douceur et la passion de ce baiser lui firent tout oublier, l’endroit où elle se trouvait et tout ce qui n’était pas Giorgi qui la serrait dans ces bras et l’embrassait. A bout de souffle ils se séparèrent à peine mais, il ne relâcha pas son étreinte et plongea son regard dans celui de la jeune femme qui vit briller dans ces yeux le même désir qui coulait dans ces veines, tout d’un coup ils entendirent des pas et se séparèrent. Kerensky retourna derrière son ordinateur et la jeune femme vit entrer Largo qui sourit en disant.

- Te voilà ! Je me demandais justement où tu étais partie te cacher.

La jeune femme qui était encore tremblante dû au baiser qu’elle venait d’échanger avec Giorgi mit un moment avant de répondre avec un léger sourire crispé.

- Je… je suis venue voir si G… Kerensky ne voulais pas se joindre à nous.

- Ma sœur a raison cesse de travailler et viens te joindre à nous Kerensky ! S’exclama Largo mais, Giorgi releva un regard neutre en disant.

- Je me trouve bien là où je suis, la proximité d’autant de capitaliste réunit n’est pas une soirée rêvée.

Largo éclata de rire mais, ne vit pas le regard incertain que la jeune femme tourna vers Giorgi qui ne tourna pas les yeux vers elle alors prenant la main que Largo lui tendait, ils saluèrent Giorgi avant de repartir à la soirée.

Poussant un soupir Kerensky se passa une main dans les cheveux essayant de maîtriser les battements fous de son cœur. Pourquoi l’avait-il embrassée ? Grognant il essaya de se concentrer sur son ordinateur mais, il ne pu s’empêcher de regarder les moniteurs de surveillance pour apercevoir la sœur de Largo parmi la foule et la voir sourire.

La jeune femme quant à elle essayait tant bien que mal de paraître enjouer et souriante mais, le baiser échangé avec Giorgi ne quittait pas son esprit. La soirée se passa relativement bien et la jeune femme du danser avec beaucoup d’homme surtout avec Michel Cardignac qui ne cessait pas de l’entourer d’attention mais, son frère ne la laissait plus seule un instant puis, la soirée s’acheva et lorsqu’ils revinrent à l’appartement Largo lui dit alors qu’elle s’écroulait sur le fauteuil.

- Alors que penses-tu de cette soirée ?

- Ca va tout le monde c’est plutôt montré amical et un peu mal à l’aise, pourtant Largo je ne veux pas que l’un des membres du conseil pense que je suis venu pour siéger avec toi, je n’ai pas l’intention de devenir comme eux avide d’argent, je veux juste apprendre à te connaître et essayer si tu le veux de former une famille.

- Avec plaisir.

- Il faut aussi que j’essaye de te persuader de montrer tes sentiments à une jeune femme qui est aussi folle de toi que tu l’es d’elle.

- Ah Bon, de qui parles-tu ? Dit-il innocemment tout de même gêné mais, elle l’embrassa sur la joue en disant.

- Je n’ai pas l’expérience de toutes les femmes qui sont passées dans ta vie et je ne sais pas ce qu’elle a pu vivre mais, vous formeriez un couple merveilleux j’en suis sûre et mon instinct ne me trompe jamais.

- Joy n’a aucunement l’intention de se laisser prendre à mon charme et nous sommes amis.

- Tiens je n’avais pas prononcé de prénom. Répliqua-t-elle amuser et il lui sourit en l’embrassant avant de lui dire.

- La soirée a due te fatiguer et il est temps de se mettre au lit. Je crois aussi qu’il faut que nous achetions une maison, ainsi nous pourrions y être tranquilles et tu pourras y aménager ton atelier car cet appartement est un peu petit pour y vivre à deux.

- Je pourrais m’installer dans l’appartement que tu voulais m’attribuer, je ne voulais pas te gêner. Dit-elle un peu embarrasser mais, il sourit en disant.

- On peut dormir dans le même lit puisque nous sommes frère et sœur mais, si tu veux une vie sentimentale, il nous faudrait des chambres séparées.

- Surtout que la tienne s’étale en première page des journaux. Dit-elle amusée et il éclata de rire mais, il sourit en disant.

- Bien alors que dirais-tu d’acheter une maison après tout, une famille à besoin d’un endroit où partir le week-end et où recevoir ces amis.

- Oui si tu veux mais, je dois assister à quelques soirées à cause de mon expo donc je ne sais pas si je peux m’éloigner de la ville.

- Tu n’as pas d’agent ?

- Non, je préfère tout gérer moi-même.

- Tu disais ne pas être une femme d’affaire je vois que ce n’était pas la vérité et pour tout t’avouer, je… je connais un peu ta carrière tu sais… enfin mon équipe à penser qu’il fallait…

- Faire une enquête sur moi.  L’interrompit-elle d’un ton un peu ferme mais, calme.

Il hocha la tête gêné en se passant une main dans les cheveux avant de lui dire.

- C’est leur travail et je t’assure que je comptais te le dire mais, pas comme cela.

- Je comprends ne t’inquiète pas, tes amis s’inquiétait pour toi et je ne leur en veux pas, après tout j’arrive en disant que je suis ta sœur et avant les résultats du test personne ne savait si s’était vrai. Dis-moi alors que sais-tu sur ma vie et mes affaires ?

- Que tu es une artiste remarquable mais, je le savais en voyant tes œuvres que beaucoup de monde s’arrache et que tu gères seule tes affaires même si tu n’as pas besoin d’argent car ta mère t’en a laisser, que tu as un doctorat en droit et d’ailleurs pourquoi n’as-tu pas poursuivit tu aurais pu être avocate ?

- Par ce que je me suis rendue compte que cette vie strict n’était pas pour moi, que je ne pouvais vivre que pour ma peinture et puis c’est aussi l’année où j’ai sentit une menace plus vive autour de moi.

Dit-elle en terminant d’un ton sombre où Largo ressentit aussi de la peur. la prenant dans ces bras il lui murmurait.

- Je te promets que je ne laisserais personne te faire de mal, tu me crois.

- Oui. Dit-elle en souriant avant qu’ils n’aillent tout deux se coucher.


** Chapitre 5**


Le lendemain alors que Largo se rendait à la salle de conseil il croisa Cardignac qui lui sourit en disant.

- Bonjour Largo, votre sœur ne viens pas assister au conseil à présent elle aussi fait partie des nôtres.

- Bonjour Michel, ma sœur est allée à un rendez vous d’affaire, vous savez c’est un peintre célèbre.

- Je le sais voyons. Déclarait-il en dissimulant sa surprise.

Liz quant à elle avait due se rendre à un rendez organisé dans la galerie qui exposait ces œuvres et où Simon l’avait accompagné malgré ces protestations il lui avait dit :

- J’ai promis à mon meilleur ami de veiller sur sa sœur alors me voilà.

- Je ne voudrais pas que vous manquiez à une promesse faite à Largo mais, je vous assure que vous allez vous ennuyez Simon.

- Je ne m’ennui jamais auprès d’une jolie femme.

- Simon vous êtes un homme adorable mais, je vous arrête tout de suite en vous disant que nous ne serons jamais que des amis j’espère que vous ne serez pas déçu.

- Amis, ça me va aussi et puis, la sœur de mon frère ne pourrait pas me décevoir.

- Merci.

Ils passèrent la journée dans les galeries face à des amateurs où à des professionnels qui voulaient tous des tableaux de Liz, ils durent même passer par un déjeuner plus ou moins ennuyeux que Simon parvint à rendre amusant et alors que vers 14 heures ils allaient rejoindre la voiture pour rentrer au groupe quatre hommes les entourèrent.

- Cette fois vous allez nous suivre.

- Du calme les enfants personne ne suivra personne.

- Toi si tu ne veux pas qu’on t’abîme tu te barre de notre route le nabot.

Alors que deux d’entre eux se chargeait de Simon les deux autres se tournaient vers Liz qui se défendit aussi bien que Simon pourtant alors que tout semblait perdu Kerensky arriva pour aider Liz et Simon à mettre leurs ennemis en fuite. Liz ne quittait pas Giorgi des yeux surprise et heureuse de le voir, pourtant se forçant à détourner les yeux elle se tourna vers Simon.

- Est-ce que ça va ?

- Ce n’est rien j’ai l’habitude… merci du renfort Kerensky, tu passais dans le coin.

- Si on veut, on retourne au Bunker au cas où ils auraient idée de revenir dans le coin.

Tandis que Simon s’installait à l’arrière de la voiture en grimaçant la jeune femme prenait place devant près de Kerensky et se rendit compte qu’elle ne l’avait pas encore remercie.

- Merci… sans vous je crois bien… que cette fois je serais entre leur mains.

- On ne voudrait surtout pas que cela arrive !... n’est ce pas Giorgi. S’exclama Simon, le repoussant d’une main Kerensky ne dit mot alors que Simon gémit en disant.

- Soit plus doux… ces brutes on bien faillit avoir raison de moi.

- Reste tranquille et ça passera.

Répliqua Kerensky qui se félicitait d’être venu à leur rencontre, lorsqu’il avait vu ces hommes toucher à la jeune femme une colère sombre l’avait envahit et s’il ne s’était pas retenu il les aurait tués.

Prévenu de l’incident Largo et Joy les rejoignirent au Bunker où Liz soignait le coup de couteau que Simon avait prit sur le bras mais,  la jeune femme les rassura en disant.

- Il y a eu plus de peur que de mal grâce à Kerensky qui est arrivé de nul par pour nous prêter main forte.

- On s’en sortait tout de même sans toi…

- Si je n’étais pas arrivé tu serais en charpie. L’interrompit Kerensky sans relever les yeux. J’ai pu relever la plaque de la voiture et je peux dire que c’était une voiture de location, maintenant s’ils ont payés en liquide ce dont je suis sûr et donner des faux noms cela ne nous avancera à rien.

- Arrête de jouer les bébés Simon.

- C’est que … c’était des brutes mais, je les ai maîtrisés, pourtant un coup de couteau ça fait mal ma petite.

- J’ai finit est-ce que ça va aller Simon, je suis désolé.

- Mais non, j’ai l’habitude n’est-ce pas Largo ! Je vous assure que tout va bien. S’exclama celui-ci désinvolte en lui souriant pour la rassurer.

- Bon dorénavant Joy et Simon vous suivrez ma petite sœur puisque apparemment c’est à elle qu’en veut la Commission.

- Largo non, un seul me suffira car toi aussi tu dois être protégé à présent que la Commission nous sait ensemble.

- Liz tu…

- Je sais aussi bien me défendre que toi et puis, Joy est ton garde du corps.

- Liz !

- Largo !

Le frère et la sœur s’affrontèrent un moment du regard puis, celui-ci sourit en disant.

- D’accord mais, tu ne devras jamais sortir seule tu me le promets.

- Promis grand frère. Dit-elle en l’embrassant devant le regard amuser des trois autres.

Même si Kerensky comme toujours ne laissais rien paraître, la jeune fille déclara.

- De toute façon pas de souci cette après midi je ne sors pas du building et donc tu peux aller à tes rendez-vous.

- Si tu ne bouges pas d’ici je serais plus tranquille.

Tandis que Largo, Joy et Simon était sortie Liz rejoignit le bunker où avant qu’elle ne frappe Kerensky lui ouvrit la porte et se mordant la lèvre gêner mais, heureuse de ne pas rougir elle bafouilla.

- Je me demandais si… vous aviez le temps de… si vous n’étiez pas occuper pour les cours d’informatique ? S’écartant pour la laisser passer elle réintégra le bunker devant lui.

- J’espère que je ne vous dérange pas, je sais que Largo vous a demandé de chercher des informations sur ceux qui nous on attaqués alors si je vous dérange vous devez me le dire. Dit-elle très vite pour ne pas lui montrer son trouble en bafouillant, elle l’entendit à son ton répliquer amusé.

- Je vous ai déjà dit que vous apprendre à vous servir d’un ordinateur ne me dérangeait pas du tout que vous pouviez venir ici et d’arrêter de vous excuser.

Elle hocha la tête et prit place au même endroit qu’hier soir tandis qu’il s’asseyait près d’elle avant qu’il ne plonge sont regard dans le sien troubler elle rougit en murmurant.

- Je… j’espère que nous pourrons être amis Giorgi.

Appuyant son menton sur sa main il se pencha vers elle en disant.

- Nous sommes plus qu’amis vous ne croyez pas.

- Si… je n’avais jamais ressentit pour un autre la même chose que… que je ressens près de vous.

Son cœur battait à se rompre alors qu’il fit rouler sa chaise pour se retrouver derrière elle et lui dire.

- Commençons.

- D’ac… D’accord.

Alors qu’elle était installée devant un ordinateur pour s'entrainer la jeune femme ne pouvait s’empêcher de repenser au baiser de la veille, elle se rappela une chose que sa mère lui avait dite. « Lorsque tu veux quelque chose n’abandonne jamais car le plus important dans la vie s’est d’écouter son cœur et comme tu es la digne fille de ta mère ce courage est en toi. »

Appuyant son menton sur ces mains elle le fixa tandis qu’il travaillait et sentant son regard il finit par relever les yeux, troublé elle se força à soutenir son regard pourtant elle ne pu s’empêcher de bégayer.

- Je… je voudrais vous remercier pour vos… vos cours alors j’aimerais vous inviter à… à dîner enfin si…

Elle se tue devant son regard indéchiffrable qui ne la quittait pas et il finit par dire.

- Avec plaisir.

- C’… C’est vrai ! S’écria-t-elle.

Son regard s’illumina pourtant on pouvait encore y distinguer une ombre alors qu’elle ajoutait enthousiaste en parlant sans s’arrêter.

- Si nous étions chez moi je vous aurais fait à dîner mais, ici Largo ne semble pas avoir de cuisine alors je vous invite et puisque vous connaissez mieux la ville je vous laisse choisir le restaurant.

Elle tourna son regard vers lui et sourit, il lui demanda d’un ton brusque.

- Vous avez l’air souriante et heureuse pourtant un voile d’ombre subsiste encore dans votre regard. Pourquoi ? Vous ne craignez plus rien avec nous.

Troublé qu’il voit aussi bien en elle, elle cligna des yeux et se détourna de lui pour qu’il ne voit pas son visage car il avait raison elle avait peur que ce bonheur tout neuf ne lui soit arraché, elle répondit dans un murmure angoissé.

- Cela fait longtemps que je suis seule… je m’y suis habitué mais, avec vous je… je suis bien mais, j’ai peur…

Elle se tue perturbée et il se leva surpris lui-même par son envie de la consoler pourtant il la prit dans ces bras où elle se blottit pour lui caresser les cheveux, elle sentit son cœur battre aussi vite que le sien et releva les yeux vers lui pour lui murmurer.

- Vous savez je… je n’ai pas l’habitude de… de me montrer si… si fragile.

- Rassurez vous, vous n’avez pas du tout l’air fragile. Lui dit-il en lui adressant un sourire qu’elle lui rendit en disant.

- Je préfère lorsque vous souriez vous avez l’aire toujours si sérieux.

Elle lui caressa la joue et le sentit tressaillir tout en haussant les épaules pourtant leurs regards restaient rivés l’un à l’autre et tout doucement il effleura ces lèvres d’un baiser pour s’enivrer de sa douceur et passant les bras autour de son cou la jeune femme répondit passionnément à son étreinte. Tout deux trop occupés ne virent pas l’ombre qui refermait doucement la porte sans faire de bruit.


** Chapitre 6**


Alors que Giorgi et Liz s’écartait à peine pour reprendre leur souffle le cœur battant, ils entendirent du bruit de pas dans le couloir et s’écartèrent tandis que Giorgi reprenait place derrière son ordinateur la jeune femme filait dans la salle de bain essayer de reprendre une contenance, elle n’avait jamais ressentit ce qu’elle ressentait près de cet homme indéchiffrable et qui avait à peine laisser transparaître ces émotions dans son regard une fraction de seconde avant qu’ils n’entendent quelqu’un arriver, elle entendit alors une voix d’homme qui disait.

- On m’a dit que je trouverais par ici la charmante mademoiselle Winch et cela m’a rendu curieux de savoir ce qu’une personne aussi raffinée pouvait faire avec vous.

- Cardignac votre ironie me laisse froid alors repartez jouer les capitalistes ailleurs puisque tel que vous voyez il n’y a pas de femme ici.

- Bien, si vous l’apercevez dites lui toute même que je souhaiterais lui parler.

Kerensky haussa les épaules en jetant à peine un regard méprisant à Cardignac qui repartit en fermant la porte, la jeune femme n’avait pas bougé elle attendit un moment avant de revenir dans la pièce et lui demander.

- Pourquoi ne pas lui avoir dit que j’étais là ?

- Pourquoi ne pas vous êtes vous pas montrée ?

Répliqua-t-il sans levez les yeux de son écran, elle vint près de lui et lui demanda d’un ton qu’elle voulait ferme mais, où on pouvait percevoir sa nervosité.

- Regardez-moi s’il vous plait ?

Il releva les yeux et se tourna vers elle, elle déglutit sous son regard qui semblait lire en elle et lui demanda un peu tremblante son cœur n’ayant pas du tout reprit un rythme normal.

- Me… me considérez vous comme… comme un de ces fichus capitalistes ?

Giorgi ne pu s’empêcher de sourire, amusé qu’elle lui retourne ces paroles mais, interprétant cela de travers elle lui lança en faisant la moue.

- Ne vous moquez pas de moi.

Il se leva pour la regarder droit dans les yeux.

- Je ne me moque pas de vous, mais, avec cette moue vous avez l’air d’une enfant et vous êtes adorable.

- M… merci… Murmura-t-elle en rougissant malgré elle.

Lui relevant le menton pour plonger son regard dans le sien il lui murmura d’un ton indéchiffrable.

- Je ne vous considère pas comme eux car vous ne l’êtes pas, du moins pour le moment vous ne n’avez rien fait qui puisse me faire pensez que vous êtes comme eux.

- L’argent n’est pas ma priorité, j’aime ma peinture et je voudrais trouver… enfin je...

Elle s’interrompit gêner de lui livrer ces pensés et se mordit la lèvre sur laquelle il passa un doigt alors que les yeux de la jeune femme s’écarquillèrent tandis qu’il murmurait.

- Est-ce moi qui vous mets mal à l’aise ?

- No… non je… pas du tout mais… il faut que j’y aille.

- Je croyais que vous ne deviez pas sortir de l’immeuble.

- Oui… je dois peindre.

Il n’avait pas envie de la voir partir et dit la première chose qui lui passa par l’esprit.

- Pour le dîner si vous voulez vraiment cuisiner, mon appartement possède une cuisine.

Elle ouvrit la bouche et la referma, il venait de l’inviter chez lui et ça pouvait être une bonne idée mais, pourrait-elle cuisiner avec lui à quelques pas ? Il le faudra où il finirait pas deviner qu’elle était vraiment nerveuse en sa présence et puis, ce n’était qu’un dîner et il était l’ami de Largo.

- Oui, quand ?

Avant qu’il ne réponde on frappait à la porte, Largo, Simon et Joy entrèrent alors que tout deux s’écartèrent Joy jeta un regard à la jeune femme sans un mot, celle-ci était gênée mais, leur adressa un sourire en disant.

- Salut, je n’ai même pas vu le temps passer. Tu as déjà finit tout tes rendez-vous ?

- Oui et j’en ai délégué un ou deux, alors Giorgi as-tu trouvé plus d’info ?

Celui-ci qui avait reprit place derrière son écran marmonna un oui, Elisabeth leur dit :

- Tu me diras tout plus tard, je vais monter peindre avant le dîner.

- D’accord. Lui sourit Largo en sentant le trouble de sa sœur sans lui faire remarquer pour autant.

La jeune fille s’éclipsait en évitant le regard de Giorgi pourtant Joy qui réprimait un sourire demandait pour dissiper le léger malaise qui semblait envahir la pièce.

- Bon tu nous dis nous ce que tu as trouvé ?

Giorgi leur expliqua les maigres informations qu’il avait mais, aussi qu’il avait quelques personnes qu’il connaissait sur le coup et ne devrait pas tarder à en avoir plus.

Lorsque Largo remonta pour prévenir Liz qu’il était temps de dîner il la trouva concentrer sur sa peinture, elle sembla oublier tout ce qui l'entourait pourtant la jeune femme avait sentit sa présence et sourit en posant sa palette avant de lui dire.

- Il est déjà l’heure de dîner, je n’ai pas vu le temps passer.

- Tu me fascines, tu étais tellement concentrée que je m’étonne que tu m’ais entendu.

- Tu n’as pas fait de bruit j’ai sentit ta présence mais, ne t’inquiète pas il faut bien que je reprenne des forces si je veux continuer.

- Alors choisit ; on peu commander ou sortir dîner ?

- Se serait plus simple si tu avais une cuisine.

- Notre père n’a jamais jugé l’utilité d’une cuisine, pourquoi ?

- Parce que j’adore cuisiner.

- Bien alors dès demain nous chercherons notre maison et tu pourras me faire goûter tes bons petits plats.

Elle éclata de rire devant son air gourmand et ils décidèrent de commander chinois pour rester à l’appartement.

Le lendemain matin Largo et Liz suivit par Joy et Simon prirent donc le chemin des agences pour trouver une maison.

Le russe quant à lui continuait ses recherches il voulait pouvoir rassurer la jeune femme et qu’elle n’est plus jamais peur pour le moment il ne voulait pas savoir pourquoi mais, il voulait que le voile d’ombre disparaisse de son merveilleux regard. Justement alors que les quatre compagnons visitaient une très grande propriété un peu en dehors de la ville limité par un mur entourer d'un immense jardin, avec un batiment pouvant servir d'écurie, une petite foret assez espacé et un lac plus loin, le téléphone portable de Liz sonna et elle sorti pour décrocher, pourtant elle n’avait pas vue que Joy l’avait suivit.

- Celui-là n’est pas à vendre mais, tout les autres oui… je ne sais pas, je n’ai pas encore décidé… non je ne quitterais pas New York… pour le moment… bien, je passerais avant la fermeture.

La jeune femme raccrocha l’air contrarié et remarqua alors la présence de Joy qui lui dit :

- Est-ce que ça va ?

- Oui, des problèmes de travail comme je gère toute seule mes affaires n’ayant pas confiance en un agent, je me retrouve à devoirs courir partout comme Largo.

- Si vous avez besoin de quoi que soit demandez le moi, je pourrais peut-être vous aider. Je n’y connais pas grand-chose en art et n’ai pas les compétences pour être agent d’artiste mais, je peux tout de même être votre amie si vous le voulez ?

- Merci je… je n’ai jamais eu d’amie qui ne soit pas intéresser par ma gloire mais, vous êtes différente et vous me proposer votre amitié alors que vous vous méfiez encore de moi. Alors que Joy allait protester elle poursuivit. Ce n’est pas un reproche, je comprends que je dois gagner votre confiance.

- Et moi la vôtre ? Voulez vous que nous commencions par nous tutoyer.

- Entre amis se serait normal, peut-être alors pourrez vous enfin… pourrais-tu me conseiller ?

- A qu’elle sujet ?

Sourit Joy devant son embarras avant de lui dire.

- Tu sais je ne suis pas une experte en ce qui concerne les relations sentimentale mais, je peux toujours essayer.

Liz rougit en relevant les yeux malgré tout pour lui demander.

- Comment… comment sais-tu que je voulais te demander quelque chose sur… ?

- Intuition féminine mais, aussi par ce que je vous…

- Alors les filles comment trouvez vous la maison ? S’écriait Largo suivit de Simon interrompant leur conversation, Joy déclarait ironique.

- Ca une maison, je dirais plutôt un château.

- Je suis d’accord, c’est très beau et immense.

- Et alors se serait géniale, on pourrait faire des fiestas super ! S’écria Simon avant des rajouter. Personne ne va nous résister avec ce palace.

- Simon ! Je ne veux pas acheter une maison pour en faire un endroit de débauche, on pourra y donner des soirées mais, ce sera notre chez nous avant tout alors Liz ?

Déclarait Largo en se tournant vers sa sœur qui le fixa un instant avant de sourire en lui disant.

- Si elle te plaît alors elle me plaît, en plus je suis sûr d’y trouver une pièce où je pourrais peindre et le jardin est magnifique par contre pour faire le ménage et tout le reste se sera éreintant.

- Nous aurons du personnel qui viendra deux à trois fois par semaine ou plus si nécessaire, le ménage et tout le reste car nous nous avons notre travail ; toi la peinture et moi le groupe.

- Alors pourquoi discutons nous, allons signer et achetons cette maison mais, je veux en payer la moitié et ne discute pas, si cette maison est à nous je veux qu’on partage tous les frais à égalité, j’ai de l’argent même si je ne suis pas milliardaire.

- Mon argent est aussi le tien, le groupe est à nous petite sœur, je sais ce que tu as dit mais, je veux qu’on partage tout puisqu’on est du même sang.

- Si je suis d’accord; tu écouteras mes conseils et je ne parle pas de conseil en affaire… Dit-elle avec malice en jetant un regard vers Joy, comprenant l’allusion Largo toussa en disant.

- On verra.

- Que complotez-vous tout les deux ?

Demanda Simon qui fit semblant de jouer les idiots mais, avait parfaitement compris, pourtant Largo déclarait.

- Bon on va l’achetez car je dois aller bosser.

- Moi aussi, on m’attend à la galerie.

- Je l’accompagnerais. Dit aussitôt Joy mais, Liz lui fit remarquer.

- Tu es le garde du corps de Largo pas le mien et je ne fais qu’un rapide saut pour régler quelques détails sur les ventes de mes tableaux.

- Je serais plus rassuré si quelqu’un t’accompagne, d’ailleurs on signe l’achat de cette maison et on te suit car j’ai envie de revoir tes tableaux.

- Bon, d’accord. Sourit-elle résigner tandis que Largo et elle rejoignait l’agent immobilier.

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Published by Lisa - dans Largo Winch
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Une étoile filante qui laisse derrière elle une longue traîne est une étoile qui apporte l'amour. 

 

Une étoile filante qui disparait en un instant est une étoile qui emporte tous tes soucis